Humoresques

Posada

images/Affiche Posada.jpg

 

Posada, génie de la gravure.

du 5 février au 18 septembre 2022
Musée de l'Image
Ville d'Epinal


42 quai de Dogneville
88000 Épinal
Tél : 03 29 81 48 30
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Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Horaires : Du 1er septembre au 30 juin
tous les jours de 9h3 à 12h et de 14 à 18h, fermé le lundi matin,
ouverture à 10h les dimanches et jours fériés
En juillet et août tous les jours de 10 à 12h30 et de 13h30 à 18h, sauf lundi 14h-18h
(fermé le matin)

 "Feuilles d'humour :

De nombreuses pages volantes ont pour seul but de faire sourire le
lecteur avec des thèmes légers et farfelus, parfois liés à l’actualité :
querelles de voisinage, disputes entre gendres et belles-mères,
présence à Mexico d’un moustique venu du Texas, peur provoquée
par le passage de la comète de Halley… Les mésaventures de Don
Chepito, anti-héros naïf, y sont régulièrement racontées.
Les célèbres calaveras appartiennent à la catégorie des hojas volantes
à teneur humoristique pour lesquelles tout est prétexte à des bons
mots et à des rimes. Parmi les textes écrits en vers se distinguent les
corridos (genre de chansons encore en vogue de nos jours) sur des
événements mémorables. Les plus célèbres d’entre eux racontent
les faits et gestes mémorables d’un bandit, parfois perçu comme un
héros. "

Commissariat scientifique : Lætitia Bianchi
Commissariat général : Christelle Rochette, directrice du musée de l’Image
Textes : Lætitia Bianchi, Christelle Rochette

"Voici l’histoire d’un artiste accompli, un graveur de génie, dont
le nom était jusqu’à présent trop méconnu en France : Posada.
Pourtant, qui ne connaît ses figures de squelettes dansant, riant,
jouissant de l’existence à la manière des vivants ? Intimement
associées à la culture mexicaine, les calaveras sont devenues les
motifs récurrents et maintes fois déclinés d’une culture populaire
désormais internationale.
Leur auteur, José Guadalupe Posada (1852-1913), est un homme au
destin singulier. Jeune dessinateur issu d’un milieu populaire mais
pétri de culture classique, il délaisse une carrière toute tracée pour
mettre son talent au service de la presse populaire et d’éditions bon
marché : illustrations de faits divers et d’événements politiques,
contes pour enfants, images religieuses, chansons… Autant de points
communs avec la production imagière française et particulièrement
celle d’Épinal, qui connaît un âge d’or au XIXe siècle. Le
surgissement de l’oeuvre de Posada raconte ainsi la mondialisation
éditoriale en cours, les passerelles entre l’Europe et le Mexique.
Par sa grande maîtrise technique de la gravure au burin sur plomb
et de la zincographie, Posada magnifie des scènes à l’expressivité
exacerbée. Auteur de plus de dix mille estampes, il meurt néanmoins
oublié. Ses dessins de presse, petits chefs-d’oeuvre de composition
tour à tour effrayants ou burlesques, étaient destinés à partir au
pilon. Ils ont heureusement été, en grande partie, sauvés. Posada est
redécouvert dans les années 1920-1930 par l’avant-garde artistique et
intellectuelle : les peintres muralistes au Mexique - Diego Rivera en
tête -, puis les Surréalistes en France, qui voient en lui un précurseur.
Sa gloire posthume doit beaucoup à ses calaveras, qui ne
représentent pourtant qu’une petite partie de son oeuvre. La diversité
et la richesse de sa production méritaient d’être enfin connues. C’est
l’objectif de cette exposition, première rétrospective en France de
l’oeuvre de Posada, conçue à partir de l’exceptionnelle collection de
Mercurio López Casillas. Elle nous permet d’admirer l’inventivité et
la dextérité d’un des grands maîtres de la gravure internationale."(extrait du dossier de presse)